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| Platine - "Interview Frontstage" |
Sam 19 Juil 2008 - 8:38 par Jérôme |
| En septembre 1993, Eric Chemouny et Patrick Robert Galéra du magazine Platine invitent Françoise Hardy à se pencher sur sa carrière dans une conversation à bâtons rompus. Platine : Comment est née votre envie d'écrire et d'interpréter des chansons ? Françoise Hardy : J'ai toujours été attirée par ce mode d'expression. A l'âge de 12 ans, j'achetais déjà des partitions "Je ne sais pas" de Jacques Brel, "La rue Saint Vincent"… Le véritable déclic fût la découverte par hasard en tournant le bouton d'une radio anglaise qui s'appelait Radio Luxembourg, et qui diffusait du rock'n roll et de la country : Elvis Presley, Paul Anka, les Everly Brothers… Ce fût une révélation car ce que je connaissais de plus moderne étaient les chansons de Bécaud, d'Aznavour et de Brassens. Platine : On dit que vous étiez aussi fan de Georges Guétary… Françoise Hardy : Oui, quand j'avais 10 ans (rires). Ma sœur, elle, avait choisi Tino Rossi. Il faut dire qu'à la radio, ne passaient que Luis Mariano, Tino Rossi, ou Georges Guétary : Tous les chanteurs de charme ou d'opérette, en fait. Platine : Etiez-vous collectionneuse de disques ? Françoise Hardy : Peut-être que si j'en avais eu les moyens, je l'aurais été. J'avais néanmoins acquis plusieurs 45 tours de Guétary que j'avais tous vendus pour m'acheter un seul disque de Paul Anka. Platine : Quel regard portez-vous sur la "collectionnite aiguë" dont vous êtes l'objet ? Françoise Hardy : Je n'en ai pas vraiment conscience, personne ne m'en rend compte. Mais cela me fait toujours un peu peur car si je suis fière de certaines chansons, il y en a aussi beaucoup dont j'ai honte et que je préfèrerais que l'on oublie. Platine : Comme "C'était charmant"… Françoise Hardy : Pas du tout. Vous voyez comme les gens sont mal informés ! D'ailleurs, personne ne connaît cette chanson ! Non, je faisais plutôt allusion à certaines chansons de mes premiers albums chez Vogue, tout ce qui a précédé "L'amitié" en fait. .... (à suivre) .... |
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| Françoise Hardy - Sa grâce et le timbre de sa voix... | ||
Ven 11 Juil 2008 - 19:47 par Jérôme | ||
Michel Troadec : Quel est son plus gros talent ? Alain Lubrano : D'abord sa grâce et le timbre de sa voix, naturel, immédiatement reconnaissable, exceptionnel. Et son talent d'auteur. Elle écrit toujours à la première personne et même si elle arrive à brouiller les cartes, c'est très personnel, si personnel que ça en devient universel. Michel Troadec : Vous n'avez pas tout à fait la même vision de la musique ? Alain Lubrano : Elle ne peut pas écrire si la mélodie ne la fait pas vraiment vibrer. Elle est insensible à ce qui peut être une posture, à l'aspect sociologique ou politique de la musique. Pour elle, dans la musique, il y a les sons harmonieux et ceux qui ne le sont pas. C'est ce qui fait sa force. Mais ce qui s'adresse au ventre ou au corps, la basse, la dance music… lui échappe complètement. Elle est plus intellectuelle. Elle a un côté immuable. Elle recherche toujours la même chose. Michel Troadec : Ce n'est donc pas, pour le musicien que vous êtes, toujours facile à suivre ? Alain Lubrano : Elle a un peu trop tendance, à mon goût, à aller dans le sens du classicisme, à chercher ce qui est joli, au risque de tomber dans le kitsch. Et je me refuse à aller vers les formules éculées de la variété. J'ai plus envie d'utiliser des sons moins conventionnels. Ce sont donc des négociations pied à pied… Les réalisations peuvent ainsi avancer dans la douleur. Cela peut être plus que conflictuel. En même temps, nous sommes vraiment amis, d'une amitié fidèle et très forte. | ||
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| Françoise Hardy - La définition même de l'inné... | ||
Ven 4 Juil 2008 - 17:07 par Jérôme | ||
Dans le magazine Chorus (n° 50 – Hiver 2004-2005), Didier Varrod, ex-directeur artistique de labels discographiques et successeur désigné de Jean-Louis Foulquier à la tête des Francofolies donne son avis sur Françoise Hardy.
Didier Varrod ajoute que pour lui, Françoise Hardy est la définition même, comme chanteuse, de l'inné, avec cette voix magnifique, pas travaillée. Il ajoute qu'au point de vue auteur, très peu en France ont cette force et se dégagent ainsi de l'empreinte sociale et de la réalité. En fait, elle voyage dans le discours amoureux en assumant sa difficulté de vivre… | ||
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| On connaît la musique - La jeune génération - L'amitié... |
Dim 29 Juin 2008 - 20:48 par Jérôme |
| Invitée par Thierry Lecamp le 10 décembre 2005 dans l’émission de radio « On connaît la musique », Françoise Hardy fait la promotion de la compilation « Double CD / DVD » Le temps des souvenirs. Quelques bribes de l'émission... A propos de la jeune génération Thierry Lecamp : Vous trouvez que la jeune génération aujourd'hui est aussi lucide que vous l'étiez à vos débuts ? Françoise Hardy : Ca m'arrive de temps en temps d'entendre, d'ailleurs sur votre station radiophonique, d'entendre des jeunes gens de la Star Ac, interviewés par un de vos confrères. Donc je trouve qu'elles ont beaucoup… elles ont beaucoup de lucidité… Oui, je trouve quand même. Je les trouve quand même assez lucides. Ce que je trouve … un petit défaut qu'elles ont, pas toutes hein, mais certaines. Il y a quand même une vulgarité… qui est d'ailleurs tout à fait représentative de la vulgarité ambiante, quoi, de notre société. Notre société devient de plus en plus vulgaire. C'est quelque chose… c'est quelque chose… qui me… qui me heurte… qui me… qui me choque. J'aime bien moi, de temps en temps, regarder justement des vieilles interviews, des vieux films. Pas par passéisme, mais pour me plonger dans un bain d'un petit peu d'oxygène car dès qu'il y a de la vulgarité, y a plus d'oxygène. A propos de Mon amie la rose et de L'amitié Thierry Lecamp : On va terminer avec Mon amie la rose pour la période 60, ça va ? Françoise Hardy : Allez. Pourquoi pas ? Thierry Lecamp : Très bien. Ca vous enchante (Rires) Françoise Hardy : Je ne savais pas que cette chanson figurait sur cette compile. Comment se fait-ce ? (Rires). Y a L'amitié aussi ? Thierry Lecamp : Y a L'amitié aussi mais je l'avais diffusée la dernière fois. Mais vous tenez à L'amitié ? Vous préférez ? Françoise Hardy : Ah moi je préfère L'amitié à Mon amie la rose, c'est une meilleure chanson… |
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| On connaît la musique - Etre culte et immobile... |
Sam 21 Juin 2008 - 19:37 par Jérôme |
| Invitée par Thierry Lecamp le 10 décembre 2005 dans l’émission de radio « On connaît la musique », Françoise Hardy fait la promotion de la compilation « Double CD / DVD » Le temps des souvenirs. Quelques bribes de l'émission... A propos de son statut et de son immobilisme Thierry Lecamp : Vous êtes devenue culte. Ca vous agace toujours quand on vous dit ça ? Françoise Hardy : Non... Ca ne me fait ni chaud ni froid. (Rires). Thierry Lecamp : Je vous le signale parce que le très inspiré Christophe Conte des Inrockuptibles qui signe le livret évoque ce statut, j'ai trouvé ça assez intéressant, disant qu'à ce sujet on pourrait dire : "cette statue de femme, objet de culte" en vous évoquant... C'est vrai quand on regarde le DVD et ses enregistrements que vous êtes extrêmement immobile . Y a même une chanson où vous passez votre temps à interpréter le titre ayant les bras croisés et en ne bougeant pas d'un millimètre. Françoise Hardy : C'est une des raisons pour lesquelles j'ai arrêté la scène très vite parce que c'est vrai que je suis quelqu'un de statique. Et quand on fait de la scène, faut quand même bouger un minimum... Et moi je suis empêtrée par moi-même, embarrassée par moi-même. Et c'est très capricornien tout ça… Je vous renvoie à l'astrologie. (Rires). Très saturnien aussi. Et donc je sais pas faire tout ça. En plus, bon, à partir du moment où les chansons disent quelque chose, moi je me concentre entièrement dans le texte. Je ne pense pas à faire de gestes. Je suis pas du tout une méridionale pour ça. (Rires). Je suis du NORD ! (Rires). Et donc, je me concentre et en plus j'ai toujours plus ou moins été consciente que quand je faisais une émission de télévision, étant donné que j'avais cette chance d'avoir un visage qui passait l'écran, il fallait surtout un gros plan. Donc paresseusement je m'occupais pas du reste. (Rires). .... (à suivre).... |
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| On connait la musique - Buffy Sainte-Marie |
Sam 7 Juin 2008 - 13:08 par Jérôme |
| Invitée par Thierry Lecamp le 10 décembre 2005 dans l’émission de radio « On connaît la musique », Françoise Hardy fait la promotion de la compilation « Double CD / DVD » Le temps des souvenirs. Quelques bribes de l'émission... A propos de Buffy Sainte-Marie Thierry Lecamp : On retrouve en anglais dans la double compile un titre que vous interprétez, qui est un titre de Buffy Sainte-Marie, qui est Until it's time for you to go. Françoise Hardy : C'est une très belle chanson. La seule chose qui pêche un tout petit peu dans cette chanson là, dans cette version, enfin dans ma version, c'est qu'à un certain moment la voix est bizarrement couverte quoi. Je sais pas comment on a laissé passer ça à l'époque. La voix est un petit peu couverte vers la fin mais c'est pas très grave. Et, ce qui est bien, c'est que c'est une très jolie mélodie et un très joli texte et qu'en plus ce texte je crois que beaucoup de Français peuvent le comprendre parce que moi je parle très mal l'anglais et que mon vocabulaire est excessivement restreint et que je comprends pratiquement tout ce que je dis dans cette chanson (rires). Donc normalement, les gens qui l'écoutent devraient comprendre aussi et c'est vraiment un texte beau, émouvant... C'est une situation émouvante. La situation, ce sont deux personnes qui ont leurs vies et qui se rencontrent et qui se savent attirées l'une par l'autre, et qui décident de vivre ce qu'elles ont à vivre l'une avec l'autre, et puis bon, celle qui chante dit que ben, elle repartira au moment où il faudra repartir quoi... Donc, je trouve ça assez beau comme idée. Thierry Lecamp :Chanson donc écrite par Buffy Sainte-Marie qui était une indienne, enfin, qui existe toujours d'ailleurs, qui chante toujours, qui a un parcours évolutif un peu comme vous... Françoise Hardy : Je connais pas bien son parcours. J'ai enregistré une autre chanson d'elle qui était magnifique aussi, qui était déchirante qui s'appelle Take my hand for a while. C'est les deux seules chansons que je connaisse d'elle en réalité.... .... (à suivre).... |
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| On connait la musique - La période Yared - Les années 80 |
Dim 1 Juin 2008 - 12:17 par Jérôme |
| Invitée par Thierry Lecamp le 10 décembre 2005 dans l’émission de radio « On connaît la musique », Françoise Hardy fait la promotion de la compilation « Double CD / DVD » Le temps des souvenirs. Quelques bribes de l'émission... A propos du début des années 80 Thierry Lecamp : En pensant à cet entretien je me disais que cette période représente peut-être, vous allez me dire si c'est le cas ou pas, la partie la moins mélancolique de votre inspiration dans les textes… Françoise Hardy : En tous les cas, je ne me rends pas bien compte parce que je n'ai pas tout en tête mais en tous les cas, ça correspond certainement aux meilleures années de ma vie parce que finalement, quand je fais le bilan de mon existence, évidemment les plus belles années, enfin je pense que c'est pour tout le monde pareil, ce sont celles où vos enfants, moi j'en ai qu'un, mais où les enfants sont petits encore. Enfin, tant qu'ils sont à la maison, c'est les plus belles années de la vie et puis après évidemment c'est moins bien Thierry Lecamp : Ce serait peut-être l'explication alors. Françoise Hardy : Mais enfin ça veut pas dire que ces années pour moi en tous les cas aient été très épanouies sur le plan de ma vie personnelle, comme en témoignent d'ailleurs les chansons que j'ai pu écrire à cette époque là. A propos de la période Yared Thierry Lecamp : Alors y a eu juste avant, la période Gabriel Yared : J'écoute de la musique saoule, Jazzy Retro Satanas. Vous avez souvent évoqué cette période en disant que vous vous sentiez déguisée, que c'était pas vous .. Françoise Hardy : Oui oui oui. C'est toujours un peu ennuyeux de… Moi, je ne peux chanter que des chansons qui expriment ce que je suis ou ce que j'ai envie d'être, ce que je ressens quoi. Et donc, à cette époque là, Gabriel Yared, qui est un très grand musicien et un grand ami aussi, et qui avait réussi à convaincre Michel Jonasz et son acolyte de l'époque Alain Goldstein de travailler pour moi, ce qui était pas évident parce que finalement Michel Jonasz il n'écrivait que pour lui ! Il écrivait pas pour les autres. Et donc, en fait, ça les faisait rire de me faire changer de répertoire et de me faire aller dans des directions qui étaient tout à fait différentes de mes directions habituelles et autant moi je suis tout à fait ouverte à l'idée de faire des choses un petit peu différentes un petit peu difficiles mais je pense que ça n'est jamais une bonne chose d'interpréter des chansons qui sont trop loin de vous. Je me souviens d'une chanson qui est un cauchemar maintenant quand j'y repense c'était Swing au Pressing. Un jour, y a quelques années, mon époux qui est très taquin comme tout le monde le sait, je le vois l'œil malicieux. On était tous en Corse et tout ça. Et il passait des chansons de X ou Y. Et subitement, je vois qu'il me regarde avec l'air encore plus taquin et il met Swing au Pressing. Quelle honte ! Quelle honte ! Dans le texte y a : "mon mari a fait la chose aujourd'hui" et je me demande comment j'ai pu chanter à l'époque... J'ai même pas dû réaliser ce que je chantais ! Et pourtant pourtant, j'avais déjà atteint un certain âge.. Enfin, j'étais plus de la première première première jeunesse donc oui oui on regrette après. Et en même temps, Gabriel est quelqu'un de tout à fait honnête intellectuellement parce que des années après bon il a quand même reconnu que bon il avait peut être poussé les choses un petit peu trop loin. Mais enfin, vous auriez vu son air réjoui quand je suis arrivée au studio. Y avait toute une formation de jazz enfin un grand orchestre de jazz pour Jazzy Retro Satanas. J'avais pas du tout envie de chanter. Ca me faisait pas rire du tout. Moi je n'aime que les choses planantes, les choses qui font rêver, les belles musiques qui font rêver. Je n'aime que ça… .... (à suivre).... |
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| On connaît la musique - La lucidité - Moi vouloir toi |
Dim 18 Mai 2008 - 10:58 par Jérôme |
| Invitée par Thierry Lecamp le 10 décembre 2005 dans l’émission de radio « On connaît la musique », Françoise Hardy fait la promotion de la compilation « Double CD / DVD » Le temps des souvenirs. Quelques bribes de l'émission... A propos de la lucidité sur la qualité des chansons Thierry Lecamp : Vous avez toujours déclaré : " J'ai la lucidité de voir quand les choses que j'ai faites étaient mauvaises…" Françoise Hardy : Oui, oui oui oui… Thierry Lecamp : C'est rare ! Françoise Hardy : Et dans l'autre sens aussi… Thierry Lecamp : Oui bien sûr mais c'est très rare chez les artistes.. Françoise Hardy : Mais je m'en rends compte. Ca me stupéfie toujours. Je suis très étonnée comme parfois, les artistes, qui ont un talent invraisemblable soit de mélodiste soit de compositeur, ne se rendent pas compte que certaines chansons qu'ils ont faites … ne valaient même pas la peine qu'ils les fassent. Il ne s'en rendent pas compte.... Inversement, y a une chanson de Julien Clerc, par exemple, qui s'appelle Tant d'amour que je trouve mais alors sublimissime, que personne ne connaît. Personne ne l'a jamais diffusée. Rien du tout. Je trouve cette chanson absolument merveilleuse. Et quand je le lui ai dit (c'est une chanson assez ancienne déjà) mais il m'a regardée comme si j'étais devenue folle ! (Rires). J'exagère peut être. J'ai peut être mal interprété son expression d'ahurissement. (Rires). Mais en tous les cas, l'auteur du texte de cette chanson, qui est Dabadie, qui n'a pas commis comme moi d'ailleurs que des bonnes choses, ça fait partie des chansons dont il est très fier. Quand il a su que j'aimais beaucoup cette chanson, il était content. On est toujours content quand quelqu'un apprécie une chanson qu'on a faite et que peu de gens connaissent… A propos de la chanson "Moi vouloir toi" (sortie en 1983) Thierry Lecamp : Je lui ai toujours trouvé un côté magique à cette chanson alors que ce n'est pas une des plus sophistiquée de votre répertoire. Le programmateur me disait : "Pour moi, Françoise Hardy, elle a fait des choses mieux". Françoise Hardy : Ah mais moi j'aime beaucoup. Je suis d'accord avec vous qu'il y a une certaine magie dans cette chanson. Et puis la mélodie qui est de très bonne qualité, qui est de Louis Chedid d'ailleurs, qui a quelque chose aussi comme ça de magique. J'aime beaucoup le texte qui m'est venu à l'esprit, qui est un texte mi figue mi raisin, enfin assez humoristique qui m'est venu la dessus. Non non, j'aime beaucoup cette chanson là. .... (à suivre).... |
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| On connaît la musique - Le CD 'Le temps des souvenirs' |
Ven 2 Mai 2008 - 16:42 par Jérôme |
| Invitée par Thierry Lecamp le 10 décembre 2005 dans l’émission de radio « On connaît la musique », Françoise Hardy fait la promotion de la compilation « Double CD / DVD » Le temps des souvenirs. Quelques bribes de l'émission... Thierry Lecamp : Alors le premier titre du CD c'est Grand Hôtel. C'est une des originalités de cette compilation : plutôt que de partir dans un ordre chronologique avec le départ jusqu'à aujourd'hui, là c'est l'inverse… Françoise Hardy : C'est l'inverse. On part d'aujourd'hui pour arriver à hier. Ce n'est pas mon idée je dois dire. J'étais très surprise, je ne me suis même pas rendu compte quand j'ai reçu les épreuves. Qu'est-ce que c'est que cet ordre incohérent aberrant et tout ça ? Et puis après j'ai réalisé qu'effectivement on partait des chansons les plus récentes pour arriver dans l'ordre aux chansons les plus anciennes Thierry Lecamp : Ce qui est plutôt pas mal ! Ca évite une espèce de rupture dans le temps … On remonte tranquillement… Françoise Hardy : Surtout les chansons anciennes, enfin en tout cas les plus anciennes, comme Tous les garçons et les filles qui s'écoutent moins bien parce qu'elles ont mal vieilli puisqu'elles étaient à l'époque pas très bien enregistrées avec des mauvais musiciens etc.… donc comme ça arrive à la fin on peut les passer beaucoup plus facilement Thierry Lecamp : Est-ce que vous avez réécouté le résultat final ? Françoise Hardy : Pas tout. Non, pas tout quand même. Thierry Lecamp : Non ? Parce qu'en réécoutant j'ai eu quand même cette impression, et je me demandais si à l'arrivée vous la partagiez (j'allais dire enfin), je me disais globalement "Est-ce que vous allez enfin avouer que c'est quand même un chemin brillant ?" Françoise Hardy : Ah, non. Mais moi ce que je peux dire, c'est que j'ai toujours été, surtout à partir du moment où j'ai été un peu plus consciente des choses, où j'ai eu un tout petit peu plus de moyens de faire ce que je voulais, si vous voulez, j'ai toujours été d'une très grande exigence et parfois intransigeance sur la qualité mélodique. Et donc, à partir du moment où vous avez cette exigence là, évidemment sur … oui quarante ans déjà de parcours (oh mon Dieu, mon Dieu) et donc sur quarante ans de parcours, bon y a évidemment les chansons que les gens connaissent mais dans toutes celles que les gens ne connaissent pas, ça tient la route. Donc oui, je reconnais qu'il y a des chansons qui figurent sur ce double CD que les gens ne connaissent pas vraiment et qui sonnent actuel. Voilà. Thierry Lecamp : Et toujours dans cette idée là, est-ce que vous trouvez qu'il y a des titres dans cette compilation que vous avez trouvés à une époque plutôt mauvais, j'y vais franchement puisque c'est votre style… Françoise Hardy : Oui, y en a beaucoup. Je relèverai surtout les deux premiers albums… les trois premiers albums… Thierry Lecamp : Est-ce qu'avec le temps vous trouvez pas qu'en fait ils ont plutôt bien vieillis ?. Françoise Hardy : Mais non. C'est ça qui est extraordinaire. C'est-à-dire que les chansons que je trouvais bien il y a quarante ans, je les trouve encore bien et celles que je trouvais pas bien il y a quarante ans, je les trouve encore pas bien… Thierry Lecamp : Y a jamais eu de changement ? Françoise Hardy : Non, non non parce que si vous voulez, chaque chanteur a certaines qualités et certains défauts. Bon et puisqu'on est des êtres humains, on ne peut pas être parfaits, on ne peut pas tout avoir et moi je crois que ma qualité c'est un petit sens de la bonne mélodie et aussi je sais ce qui est bien sur le plan de la réalisation musicale donc je peux pas varier sur ce plan là parce que je sais ça. J'ai même pas besoin…. Par exemple, si une chanson que je trouve formidable n'a aucun succès, ça ne va en rien changer mon avis et vice versa. Si une chanson que je trouve pas terrible a beaucoup de succès ça ne changera en rien mon avis sur la valeur intrinsèque de la chanson. .... (à suivre).... |
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